Sélectionnés les centres, on y concentre les services qui existent aujourd'hui en dix exemplaires plus petits, et avec les services, les pouvoirs sont déplacés.
Qui décide. Les compétences qui appartiennent aujourd'hui aux communes individuelles passent à l'exécutif de l'Union, élu avec le même système proportionnel déjà en vigueur dans les villes. Chaque commune conserve son propre exécutif interne, proportionné à sa population, avec un budget pour les œuvres de première nécessité et l'intervention d'urgence : aucun pays ne reste sans personne qui répond de ce qui se passe chez lui.
Ce qui se concentre. Police urbaine et forces de l'ordre ; bureaux judiciaires de proximité ; transports urbains ; écoles ; services socio-sanitaires ; propreté urbaine, élimination des déchets et stations d'épuration ; centrales énergétiques et sources d'énergie renouvelable ; planification urbaine. Aujourd'hui, chacune de ces choses existe dix fois et jamais complètement.
Pourquoi c'est la partie difficile. Ce passage demande à ceux qui administrent aujourd'hui de renoncer à quelque chose, et c'est la raison pour laquelle des plans comme celui-ci s'arrêtent généralement ici. Mais c'est aussi le seul point où les économies sont réelles : on ne supprime pas les services, on cesse de payer dix versions incomplètes pour en avoir une qui fonctionne.
Sur un point, le temps a déjà donné raison au plan : les communautés énergétiques renouvelables, que la loi italienne permet de constituer depuis 2021, sont exactement le « noyau énergétique » d'area que l'on imaginait ici : une union de communes qui produit et partage son énergie. En 2009, c'était une proposition, aujourd'hui c'est un outil qui existe.
Une distinction que le plan de 2009 ne faisait pas, et qui est utile. Tous ces organismes ne sont pas la même chose. Les unions, les ARO, les Ambits sociaux et les GAL sont l'expression des communes : ils naissent de la base, et à eux les compétences peuvent être transférées. Les ASL, en revanche, gèrent la santé territoriale pour le compte de la Région : le pouvoir est déjà en leur possession en vertu de la loi, et les districts socio-sanitaires sont une articulation de ceux-ci, et non un organisme des maires.
La différence change une demande du plan. Ici, les « services socio-sanitaires » sont énumérés parmi ceux à porter à l'Union : ceux-ci ne relèvent pas de la compétence communale, et demander leur transfert fait perdre de la crédibilité devant ceux qui administrent. Le mot juste n'est pas transfert, mais coordination : une Union qui organise le transport et décide où concentrer les services doit s'asseoir avec l'ASL qui décide où se trouvent les ambulatoires, sinon on construit un réseau qui amène les personnes où la santé n'est pas.
Et la coordination n'est pas un expédient : de l'autre côté de la table, il y a ceux qui font la même chose. Le décret de 2022 sur l'assistance territoriale a redessiné la santé de proximité autour des Maison de la Communauté : des postes ouverts tous les jours, où les services socio-sanitaires d'une zone se trouvent en un seul lieu, avec les Hôpitaux de Communauté, les centrales opérationnelles et l'infirmière de communauté. Plus de mille trois cents Maisons sont financées par le PNRR.
Le modèle est hub et spoke : une Maison principale, complète, et des articulations plus petites dans les centres mineurs. C'est-à-dire : on se concentre où il est sensé se concentrer, et on reste proche où il est utile d'être proche. C'est le dessin de ce chapitre, écrit treize ans après, ailleurs, pour un autre secteur.
Et il y a le nombre. La Maison de la Communauté principale est prévue une pour quarante à cinquante mille habitants. Le plan de 2009 indiquait pour les Unions vingt-cinq à quarante mille. Personne des deux n'a copié l'autre : c'est la dimension à laquelle un service sérieux commence à se tenir, et deux raisonnements indépendants y sont arrivés.
Par conséquent, la demande juste n'est pas « donnez la santé à l'Union » : c'est que l'Union et l'ASL dessinent sur la même carte. Si la Maison de la Communauté naît où le transport public n'arrive pas, ou si le réseau amène les personnes où le presidio n'est pas, on dépense deux fois l'argent pour ne rien résoudre.
Pour un service, cela s'est déjà réellement produit. La collecte des déchets est de la compétence communale, et les Pouilles ont imposé aux communes de l'organiser pour des Zones de Collecte Optimale : plus chaque village avec son propre marché, mais un service unique d'aire, avec une seule enchère et un seul interlocuteur. C'est le transfert que ce chapitre demande, fait par la loi régionale, sur une seule matière.
Et un domaine est allé plus loin : l'ARO 7 de la province de Lecce se dote de son propre entreprise publique au lieu de passer un marché à une entreprise extérieure. C'est-à-dire la seconde moitié de ce que nous écrivions ici : le service ne se fait pas seulement ensemble, reste du territoire, avec ses moyens, ses employés, et les bénéfices qui n'en sortent pas. Personne ne l'a appelé « le plan de 2009 », mais la voie est celle-là, et cela démontre que sur une compétence à la fois, la chose est déjà possible avec les lois qui existent.
Texte original de 2009, révisé et complété en août 2026.
Comme nous l'écrivions avant
Ce chapitre a été réécrit. Le texte précédent est conservé ci-dessous : le lire montre comment l'idée a changé, et quand.
2009 Le texte de 2009
Testo originale del piano, scritto nel 2009. La stesura del 2026 ne conserva tutti i concetti e ne rivede la forma.
Definiti e realizzati i nuovi centri, bisogna preoccuparsi di generare aree che possano accorpare quei servizi che oggi si presentano in maniera frammentata nel territorio, e di conseguenza dispersivi. Ora verrà applicato il sistema politico ed elettorale già collaudato nelle città, quindi il sistema di elezioni a modello proporzionale. Così facendo riusciamo a ridurre ogni forma di spreco di denaro pubblico e privato. I poteri decisionali che oggi appartengono ai singoli comuni, dovranno essere trasferiti all’esecutivo dell’unione. In questo modo non si fa altro che cambiare la politica gestionale del territorio. Ogni comune verrà dotato di un esecutivo interno, in proporzione al numero di abitanti, per dare corso ad opere di prima necessità e di pronto intervento con dei budget predefiniti, adottando gli stessi principi di una città: nei corpi di polizia urbana, forze dell’ordine, pretura, trasporti urbani, istituti scolastici, servizi socio-sanitari, nettezza urbana, smaltimento rifiuti, depuratori di acque reflue, centrali energetiche e fonti di energia alternativa, pianificazione urbanistica del territorio, ecc.
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